Back
Image Alt

Fin de contrat et préavis : les durées à respecter

Le contrat de travail peut être rompu de plusieurs manières. Combien de temps à l’avance l’employeur ou l’employé doit-il informer l’autre partie de toutes les questions relatives au contrat de travail ? Nous expliquons ce qu’est un préavis et les durées de préavis en fonction de certains critères.

Le délai de préavis pour les licenciements volontaires

Pour une démission volontaire, le salarié doit respecter le délai de préavis convenu dans le contrat de travail. Ce délai peut également être : indiqué dans la convention collective de l’entreprise. Si cela n’est pas indiqué dans l’accord ou le contrat, un délai de préavis de 15 jours doit être donné. L’accord ou le contrat de travail peut prévoir des sanctions en cas de non-respect du délai de préavis. Si rien n’est indiqué, un jour de salaire peut être déduit du règlement pour chaque jour de préavis non donné.

A découvrir également : Maximiser l'impact de votre CV avec des certifications professionnelles : Guide pour se démarquer sur le marché du travail

Certaines conventions, par exemple, portent cette pénalité à 2 jours de congé pour chaque jour non donné. Il faut donc toujours vérifier ce que dit la convention. Si le travailleur n’a pas accès à sa convention collective, il doit essayer de la trouver. Le salarié pourrait causer un préjudice important à l’entreprise s’il n’indique pas un préavis de sa décision de partir volontairement. Dans ces situations exceptionnelles, qui doivent être, évaluées au cas par cas, l’entreprise pourrait poursuivre le salarié en dommages et intérêts.

A découvrir également : Les meilleures astuces pour financer votre formation professionnelle

Délais de préavis pour la résiliation du contrat

Le délai de préavis peut également être en fonction du type de contrat.

Le premier cas est le contrat de travail pour la période d’essai. On note :

  • trois jours ouvrables pour les contrats d’une durée maximale de deux semaines ;
  • une semaine pour les contrats de deux semaines à trois mois ;
  • deux semaines pour les contrats de plus de trois mois.

Les contrats de travail à durée déterminée et à durée indéterminée :

  • deux semaines si la relation de travail n’a pas dépassé six mois ;
  • un mois si la relation de travail a duré entre six mois et trois ans, et
  • trois mois si la relation de travail a duré plus de trois ans.

Préavis de fin de contrat temporaire

Le premier cas est lorsque le contrat temporaire a duré plus d’un an. L’employeur doit donner au travailleur un préavis de 15 jours sur la date de fin du contrat temporaire. Si elle ne respecte pas cette obligation de préavis, elle doit payer le travailleur. Si le contrat temporaire est : d’une durée inférieure à un an, il peut être résilié du jour au lendemain. Dans ce cas, sans préavis, sauf si le contrat de travail ou la convention collective en dispose autrement.

Les exceptions à la durée de préavis légale

Il existe des circonstances exceptionnelles dans lesquelles la durée de préavis légale peut être réduite ou prolongée. Si le travailleur est licencié pour faute grave, l’employeur n’est pas tenu de respecter un délai de préavis. Il doit fournir une justification écrite pour prouver que cette mesure est justifiée.

Si le travailleur souhaite quitter son emploi en raison de harcèlement ou de discrimination au travail, il peut demander à ce que la durée du préavis soit réduite. Dans ce cas spécifique, l’employeur ne peut s’y opposer et doit accepter la demande du travailleur.

D’autre part, dans certains secteurs comme celui de l’hôtellerie-restauration ou du BTP (Bâtiment et Travaux Publics), des accords collectifs peuvent fixer des durées minimales plus longues que celles prévues par la loi. Les parties peuvent aussi décider d’un commun accord d’une période supplémentaire à respecter avant la fin du contrat.

Selon les dispositions légales applicables aux salariés protégés (comme les représentants syndicaux ou élus), leur protection contre un licenciement abusif implique souvent une période plus longue de préavis que celle applicable aux employés ordinaires. En conséquence, pensez à bien vérifier les spécificités applicables à chaque situation individuelle concernant le préavis légal en vigueur.

Connaître ses droits et obligations en matière de contrat temporaire est essentiel pour travailler sereinement et éviter tout litige avec son employeur. Le respect des durées de préavis légales est un point crucial à ne pas négliger pour une fin de contrat en bonne et due forme.

Comment calculer la durée de préavis en fonction de l’ancienneté du salarié

La durée de préavis légale peut être calculée en fonction de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise. Cette période est généralement définie par la convention collective applicable à chaque employeur, et elle peut varier selon les accords collectifs ou individuels conclus entre les parties.

Pour un contrat temporaire, la durée minimale de préavis doit être respectée par l’employeur comme par le salarié pour mettre fin au contrat.

En cas d’embauche avant 2008, pensez à bien vous référer aux anciennes dispositions légales relatives aux contrats à durée déterminée (CDD). Dans ce cas précis, la durée minimale du préavis diffère en fonction de la longueur du contrat passé avec le salarié. Il existe ainsi plusieurs paliers :

  • Pour un CDD supérieur à 24 mois : le temps de prévenance minimum passe alors à quatre semaines.
  • Depuis janvier 2008 cependant, ces distinctions ont été abolies pour tous les contrats temporaires. Désormais, peu importe leur longueur, ils sont soumis au même régime juridique que tout autre type de contrat.

    Il faut savoir que certaines conventions collectives peuvent proposer des durées plus longues afin d’être plus protectrices vis-à-vis des travailleurs. Effectivement, des entreprises peuvent fixer des périodes plus longues que celles prévues par la loi.

    Pensez à bien respecter le temps de prévenance obligatoire pour éviter tout litige avec l’employeur ou le salarié. Cette durée varie selon l’ancienneté du travailleur dans l’entreprise et doit être calculée en fonction des dispositions légales applicables à chaque situation individuelle.