750 euros. Voilà le plafond qui s’imposera à chaque ergothérapeute libéral en 2026 pour financer sa formation, soit 150 euros de moins qu’en 2024. Derrière ce chiffre, c’est toute une mécanique de sélection et d’anticipation qui se met en place, dictée par le FIF-PL et des critères d’éligibilité de plus en plus serrés.
Le FAF suit son propre parcours, maintenant un circuit réservé aux formations longues et diplômantes, comme le Bachelier en Ergothérapie. Mais décrocher un financement devient une véritable course : la demande grimpe, les places disparaissent vite. Pour espérer un soutien, il faut maintenant s’y prendre très tôt et présenter un dossier irréprochable.
Comprendre le budget 2026 des formations pour ergothérapeutes libéraux : enjeux, offres et modalités d’accès
En 2026, se former en tant qu’ergothérapeute libéral ne relèvera plus de la simple formalité. Avec ce nouveau plafond annuel de 750 euros, chaque investissement sera calculé. Impossible d’enchaîner les modules à la volée : il faudra cibler précisément les actions qui font sens, allant des sessions sur le numérique en ergothérapie aux ateliers pour peaufiner sa pratique du bilan, en passant par les nouveaux modules autour de l’intelligence artificielle appliquée à la profession. Le spectre s’élargit : webinaires, stages courts, formations en présentiel. Mais le budget, lui, se resserre.
Les démarches, elles aussi, montent d’un cran. Inutile de s’inscrire dans la précipitation : on attend un programme reconnu, une explication pointue de son projet professionnel et la capacité à montrer en quoi la formation va véritablement améliorer la pratique quotidienne. Fini le droit automatique. Moins de places, un filtre à l’entrée, des réponses qui arrivent vite : seuls celles et ceux qui auront préparé leur dossier dans les règles verront leur dossier validé.
Pour ce qui est du prix, on trouve de tout : de 300 à 900 euros, à ajuster selon la durée et la thématique. Les modules numériques séduisent de plus en plus, mais innovation rime avec tarifs en hausse. Quant aux formations en langues, elles prennent du poids pour celles et ceux qui ambitionnent un avenir à l’international.
Plusieurs points forts se détachent pour cette nouvelle année :
- 2026 impose un budget strict et oblige chaque ergothérapeute à des choix plus tranchés
- Il faudra arbitrer entre formation à distance ou en présentiel, en fonction de ses priorités et du budget disponible
- Les parcours certifiants axés sur le numérique ou l’amélioration clinique prennent le dessus
Les organismes qui conseillent la profession insistent : anticiper, clarifier ses besoins, étoffer son dossier, tout compte pour obtenir une prise en charge dans un contexte où les fonds ne suffisent plus à satisfaire tout le monde.
FAF, FIF-PL et autres dispositifs : comment optimiser le financement de sa formation en ergothérapie ?
Démêler les dispositifs de financement relève du parcours du combattant pour nombre d’ergothérapeutes libéraux. Malgré tout, le FIF-PL reste la référence, mais son plafond abaissé à 750 euros appelle à des choix plus avisés. Chaque action, session DPC, module d’outillage numérique, doit répondre à des critères précis et s’inscrire dans un projet cohérent. Le recours au CPF vient compléter le financement, notamment pour des parcours plus longs ou certifiants, même s’il ne couvre pas tous les besoins.
On retrouve aussi des aides ponctuelles ouvertes par certaines branches professionnelles ou collectivités. Attention, toutefois : délais, justificatifs, conditions de cumul… La vigilance est de mise. Lorsque la prise en charge ne suffit pas, quelques professionnels optent pour un prêt dédié à la formation, une voie à approcher avec prudence et discernement.
Pour clarifier l’ensemble, il est utile de garder en tête ces repères :
- Le service du FIF-PL examine les dossiers au fil de l’eau et selon le respect des critères attendus
- Le dispositif DPC cible avant tout le développement professionnel, avec des orientations sur la prévention, la transition numérique ou l’amélioration de la pratique clinique
- Le CPF offre la possibilité d’amortir une partie des frais, sous réserve d’éligibilité et avec un projet construit
Choisir des parcours labellisés, mutualiser les coûts avec d’autres professionnels, solliciter une aide administrative compétente : ces options permettent d’optimiser chaque euro. La création de groupements d’achat et l’échange d’expérience prennent de l’ampleur. En 2026, plus que jamais, structurer son projet de formation en fonction de ses ambitions fera la différence.
Demain, se former reviendra à planifier, à anticiper, à choisir chaque investissement avec justesse, pour ne jamais perdre l’élan d’un métier en mouvement perpétuel.


